vendredi 14 novembre 2014

[Critique] "Ravina, the witch?" de Junko Mizuno, un conte de sorcières ?


Il y a quelques semaines, j'ai appris, au détour d'un tweet, que Junko Mizuno serait à Paris pour une séance de dédicaces. J'ai donc guetté sa venue à coup de recherches google (dont mon double maléfique de stalkeuse serait fière) et me suis donc retrouvée à Artoyz le 24 octobre dernier. Après une dédicace quelque peu expéditive, je suis rentrée chez moi avec deux petits trésors dont "Ravina, the Witch?", un de ses derniers ouvrages publiés en France.


Le speech 

Ne vous attendez pas à un conte des fées des temps modernes avec "Ravina, the Witch?". Il s'agit plus d'un histoire de sorcières où l'on y suit une jeune fille qui a grandi, éloignée de tout, dans une décharge et qui s'est vue confier une baguette magique, sans vraiment savoir quelle utilité en tirer. Et rien n'avait changé. Cela aurait pu durer mais, un jour, Ravina se fait enlever et se retrouve dans le monde perfide des affreux. Une (més)aventure qui lui permettra d'apprendre à parler, devenir "humaine" puis sorcière.


La boucle serait-elle pour autant bouclée ?

Ne vous y méprenez pas, ce n'est pas parce que les  personnages dessinés ont de grands yeux qu'on peut les confier entre les petites mains de fillettes. L'univers de Junko Mizuno peut se décrire en quelques mots : girly, faussement mignon et tordu. "Ravina, the Witch?" répond au cahier des charges. Ce n'est pas d'ailleurs une bande dessinée, les quelques lignes de texte servent d'explications aux illustrations.


L'histoire suit le schéma classique d'un conte (attention, spoilers !) :
  • Situation initiale : Ravina vivant dans une décharge en compagnie d'une famille de corbeaux.
  • Élément perturbateur : Ravina est enlevée et se retrouve dans le monde des humains.
  • Action : Ravina cherche à échapper au monde des humains et doit affronter quelques épreuves.
  • Élément de résolution : Ravina apprend à se servir de la baguette magique et devient une sorcière.
  • Situation finale : Ravina est sauvée du monde des affreux par sa famille de corbeaux.


Et là, vous devinerez quelque peu mon ennui et mon intérêt limité pour cette trame : il n'y a pas suffisamment de texte pour s'y attarder et s'attacher au personnage et il y en a trop pour profiter pleinement du cœur de l'univers de "Ravina, the Witch?". Tout était déjà dit dans le titre (même le point d'interrogation est pertinent). L'on a vécu avec l'héroïne au fil des pages mais l'on ne sait toujours pas qui elle est. "Ravina, the witch?" se présente comme un conte mais n'en est fonctionnellement pas un. A mon sens, cela n'a pas pris mais ce n'est que mon humble ressenti.  


Que retenir de "Ravina" ? me demanderez-vous.

Les illustrations se justifient à elles-même. L'ouvrage est de belle facture, ce qui est d'autant plus appréciable : grand format, couverture rigide, papier grammé... Merci Les Editions Soleil. Il semblerait que l'illustratrice ait quelque peu assombri sa palette habituelle de couleurs vives (voire criardes ?) sans doute plus adaptée à ce format et à l'histoire qu'elle a souhaité nous conter. Les dorures permettent toutefois d'égayer les pages. Au final, ce n'est pas vraiment pour l'histoire qu'on s'offre l'ouvrage mais pour avoir un bout de l'univers de l'artiste. Vous serez prévenus.

C'est avec "Ravina, the Witch?" que je découvre le travail de Junko Mizuno. Malgré une pointe de déception, j'en demeure assez satisfaite d'autant que j'ai pu me le faire dédicacer. Si vous l'avez déjà lu, qu'en avez-vous penser ?


Détails sur l'ouvrage :
  • Cartonné: 48 pages
  • Editeur : Soleil (24 septembre 2014)
  • Collection : Venusdea
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2302037774
  • ISBN-13: 978-2302037779
  • Dimensions du produit: 22 x 1,1 x 30,8 cm

dimanche 9 novembre 2014

[Recette] La théorie du mugcake 2 : le mugcake au fromage et à la moutarde

Je récidive avec les mugcakes, ces gâteaux que l'on cuit dans une tasse au four micro-onde ! Ma précédente recette n'a pas fait des heureux mais il faut parfois persister. Cette fois-ci, je vous propose une version salée qui devrait satisfaire le ou la flemmard(e) qui sommeille en nous. 

Pour vous situer le contexte : vous rentrez fatigué(e) du boulot, n'avez pas envie de cuisiner ni de manger à nouveau des nouilles instantanées, n'avez pas fait les courses et vous vous rendez compte, ô miracle, qu'il ne vous reste que du gruyère, de la moutarde et un œuf dans votre frigo (oui, pas besoin de beurre). Vous vous souvenez ensuite d'une recette lue sur un très chouette blog, que je nommerai point, et vous vous empressez de retrouver le post correspondant que voici. 

Cette recette est assez basique et pratique. Elle demande peu d'ingrédients particuliers. Qui n'a pas dans son frigo de paquet de fromage râpé ? Les mugcakes salés accompagnent bien les soupes ou encore une salade d'autant qu'ils calent bien l'estomac. Étrangement, je les trouve plus légers que les versions sucrées...

La recette du mugcake au fromage et à la moutarde est tirée du livre de Lene Knudsen aux Editions Marabout de la collection Les Petits Plats dont je vous ai déjà parlé (avec quelques modifications, l'originale est faite avec du gruyère).

Vous êtes prêts ? A vos mugs donc !


PB081250
PB081244
PB081258


Il vous faut :
  • 1 œuf,
  • 1 pincé de sel,
  • Du poivre (à votre convenance),
  • 2 cuillères à soupe d'huile d'olive,
  • 1,5 cuillère à café de moutarde,
  • 5 cuillères à soupe de farine,
  • 2/3 de cuillère à café de levure chimique,
  • 3 bonnes cuillères à soupe de fromage râpé.

1. Ajoutez et fouettez successivement l’œuf, le sel, le poivre, l'huile, la moutarde, la farine, la levure et le fromage dans le mug. Vous pouvez ajouter un peu de fromage et de moutarde sur le dessus avant de "l'enfourner".

2. Mettre au four micro-onde pendant 1 min 20 à 800 watts.  

3. Pour le topping, ajoutez un peu de fromage à nouveau, poivrez, salez à votre convenance.

J'espère que cette recette vous réussira. N'hésitez pas à me poster vos avis, commentaires !

mercredi 5 novembre 2014

[Lookbook] Une tenue pour Halloween 31/10/2014

Depuis que j'ai la JSK "Trick or Treat" de la marque Baby, the Stars Shine Bright, je m'arrange toujours pour pouvoir la porter le jour d'Halloween (du mois le soir). Cela va donc faire 4 ans maintenant que j'en suis l'heureuse propriétaire et que j'essaye de faire une tenue différente. C'est une robe assez versatile (même si je ne la porte qu'une fois par an). Je l'ai d'abord porté façon "fille de joie" (comprenez sans blouse et bas résille), puis liseuse de bonne aventure et à la mode Winterfell l'année dernière. J'aime beaucoup porté cette robe avec cette blouse Moi Même Moitié. 

Cette année, j'avais envie de simplicité et d'innocence d'où l'association avec des couleurs claires et les petites fleurs sur la tête. A mon habitude, j'accessoirise très peu. J'avais juste un joli collier acheté récemment chez Voriagh et qui a surtout été mon inspiration pour cette tenue.

Trick or Treat Outfit 31/10/2014

Outfit rundown

Headband : Asos
Collier : Voriagh
Blouse : Moi Même Moitié
JSK : BtSSB
Collants : H&M
Chaussures : Jonak

***

Entre parenthèse, je m'excuse de la qualité de la photo. J'ai hésité à la poster mais je voulais garder une "trace" de cette tenue. Les prochaines devraient être meilleures puisque j'ai l'intention de m'offrir un trépied. Ce qui devrait aussi me motiver pour porter à nouveau du lolita ou de "l'otome".

En attendant, mon album sur Flickr ainsi que mon compte Lookbook sont toujours en ligne. N'hésitez pas à y jeter un œil. ;)

samedi 1 novembre 2014

[Critique] Penny Dreadful, à la croisée du fantastique d'horreur et de l'ère victorienne


Halloween a été l'excuse parfaite pour faire découvrir la première saison de la série "Penny Dreadful" et son univers gothico-victorien-macabre à des amies. Les séries d'horreur / gore sont à la mode outre-atlantique : "American Horror Story", "Hannibal", "The Sleepy Hollow", "The Knicks", etc. Et je ne m'en plaindrai pas (tant que la qualité est là).


"Penny Dreadful" produite par Showtime et Sky tire son épingle du jeu du lot des dernières nouveautés du genre. L'histoire se déroule dans un Londres bien glauque en pleine ère victorienne, un cadre qui se prête bien à la chasse aux vampires et autres créatures maléfiques. On y retrouve quelques personnages mystérieux aux passés troubles (Eva Green, Josh Hartnett, Harry Treadaway) amenés à collaborer ensemble sous la direction d'un riche aristocrate anglais (Timothy Dalton) qui ferait tout pour sauver sa fille. Je ne vous en dis pas plus afin de ne pas vous spoiler.


La série est une ode au genre littéraire (dont elle tire son nom) des fictions macabres publiées sur plusieurs semaines et vendues à un penny au Royaume-Unis pendant le 19e siècle. Elle fourmille de références aux personnages de la littérature britannique fantastique (que je ne peux pas vous nommer au risque de vous spoiler).


Le scénario pêche parfois mais la réalisation et l'esthétique de la série restent soignées. En tout cas, je me languis d'attendre la sortie DVD en France ainsi que la diffusion de la deuxième saison qui j'espère sera au moins à la hauteur de la première. 


Mince, je crois que je suis devenue fan...





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